
Pascal
L'Apologiste
Le silence des espaces infinis l'effrayait. Alors il a parié. Sur Dieu. Sur nous. Sur le vertige d'exister.
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Citations
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Thèmes
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Période Historique
Vie et parcours
Enfant prodige. À seize ans, il écrit un traité de géométrie. À dix-neuf, il invente la machine à calculer. Blaise avait un esprit qui allait plus vite que le monde. Et puis une nuit. Novembre 1654. Le feu. Une expérience mystique qui le transforme. Il quitte la science pour Dieu. Port-Royal. Le silence. Les Pensées — fragments d'un livre qu'il n'a jamais fini. Mort à trente-neuf ans. Le corps usé. L'esprit intact.
Sa pensée
Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point. Cette phrase, c'est tout Pascal. La rigueur du mathématicien et le vertige du croyant, dans la même main. Son pari ? Simple et terrible : si Dieu existe et que tu paries contre, tu perds tout. Si tu paries pour, tu ne perds rien. La foi comme calcul de l'infini.
Ce qu'il nous laisse
Il a inventé la prose française moderne. Avant lui, on démontrait. Après lui, on a commencé à écrire. Les Pensées sont un chantier abandonné — mais quel chantier. On y trouve tout : l'angoisse, la grâce, l'humour noir, la lumière.
Oeuvres majeures
Pensées (1670) — Fragments inachevés. L'homme face à l'infini. Vertigineux.
Les Provinciales (1656) — Dix-huit lettres qui ont fait trembler les jésuites. La satire comme art.
Traité du vide (1651) — La nature a horreur du vide ? Non. Pascal prouve le contraire.
Le Mémorial (1654) — Un bout de papier cousu dans son manteau. Sa nuit de feu.
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24 citations
“Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point.”
— Pensées
“Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie.”
— Pensées
“L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature ; mais c'est un roseau pensant.”
— Pensées
“Toute la misère des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre.”
— Pensées
“Le moi est haïssable.”
— Pensées
“Console-toi, tu ne me chercherais pas si tu ne m'avais trouvé.”
— Pensées
“Nous courons sans souci dans le précipice...”
— Pensées
“La justice sans la force est impuissante.”
— Pensées
“Il est dangereux de trop faire voir à l'homme combien il est égal aux bêtes.”
— Pensées
“L'homme n'est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête.”
— Pensées
“Pesez le gain et la perte... Gagez donc qu'Il est.”
— Pensées
“Quelle vanité que la peinture...”
— Pensées
“Le dernier acte est sanglant.”
— Pensées
“J'ai fait cette lettre plus longue que d'habitude, uniquement parce que je n'ai pas eu le temps de la faire plus courte.”
— Lettres provinciales
“La justice sans la force est impuissante ; la force sans la justice est tyrannique.”
— Pensées
“On est d'ordinaire plus facilement convaincu par les raisons qu'on a soi-même trouvées que par celles qui sont venues à l'esprit des autres.”
— Pensées
“Se moquer de la philosophie, c'est vraiment philosopher.”
— Pensées
“Notre nature est dans le mouvement ; le repos absolu est la mort.”
— Pensées
“La curiosité n'est que vanité. Le plus souvent, on ne veut savoir que pour en parler.”
— Pensées
“Si tous les hommes savaient ce que les autres disent d'eux, il n'y aurait pas quatre amis dans le monde.”
— Pensées
“Le dernier acte est sanglant, quelque belle que soit la comédie en tout le reste.”
— Pensées
“Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point.”
— Inconnu
“Quelle vanité que la peinture !”
— Inconnu
“Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé.”
— Inconnu