Pascal

Pascal

L'Apologiste

Le silence des espaces infinis l'effrayait. Alors il a parié. Sur Dieu. Sur nous. Sur le vertige d'exister.

1623 — 1662

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Citations

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Thèmes

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Période Historique

Vie et parcours

Enfant prodige. À seize ans, il écrit un traité de géométrie. À dix-neuf, il invente la machine à calculer. Blaise avait un esprit qui allait plus vite que le monde. Et puis une nuit. Novembre 1654. Le feu. Une expérience mystique qui le transforme. Il quitte la science pour Dieu. Port-Royal. Le silence. Les Pensées — fragments d'un livre qu'il n'a jamais fini. Mort à trente-neuf ans. Le corps usé. L'esprit intact.

Sa pensée

Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point. Cette phrase, c'est tout Pascal. La rigueur du mathématicien et le vertige du croyant, dans la même main. Son pari ? Simple et terrible : si Dieu existe et que tu paries contre, tu perds tout. Si tu paries pour, tu ne perds rien. La foi comme calcul de l'infini.

Ce qu'il nous laisse

Il a inventé la prose française moderne. Avant lui, on démontrait. Après lui, on a commencé à écrire. Les Pensées sont un chantier abandonné — mais quel chantier. On y trouve tout : l'angoisse, la grâce, l'humour noir, la lumière.

Oeuvres majeures

Pensées (1670) — Fragments inachevés. L'homme face à l'infini. Vertigineux.

Les Provinciales (1656) — Dix-huit lettres qui ont fait trembler les jésuites. La satire comme art.

Traité du vide (1651) — La nature a horreur du vide ? Non. Pascal prouve le contraire.

Le Mémorial (1654) — Un bout de papier cousu dans son manteau. Sa nuit de feu.

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24 citations

Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point.

Pensées

Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie.

Pensées

L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature ; mais c'est un roseau pensant.

Pensées

Toute la misère des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre.

Pensées

Le moi est haïssable.

Pensées

Console-toi, tu ne me chercherais pas si tu ne m'avais trouvé.

Pensées

Nous courons sans souci dans le précipice...

Pensées

La justice sans la force est impuissante.

Pensées

Il est dangereux de trop faire voir à l'homme combien il est égal aux bêtes.

Pensées

L'homme n'est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête.

Pensées

Pesez le gain et la perte... Gagez donc qu'Il est.

Pensées

Quelle vanité que la peinture...

Pensées

Le dernier acte est sanglant.

Pensées

J'ai fait cette lettre plus longue que d'habitude, uniquement parce que je n'ai pas eu le temps de la faire plus courte.

Lettres provinciales

La justice sans la force est impuissante ; la force sans la justice est tyrannique.

Pensées

On est d'ordinaire plus facilement convaincu par les raisons qu'on a soi-même trouvées que par celles qui sont venues à l'esprit des autres.

Pensées

Se moquer de la philosophie, c'est vraiment philosopher.

Pensées

Notre nature est dans le mouvement ; le repos absolu est la mort.

Pensées

La curiosité n'est que vanité. Le plus souvent, on ne veut savoir que pour en parler.

Pensées

Si tous les hommes savaient ce que les autres disent d'eux, il n'y aurait pas quatre amis dans le monde.

Pensées

Le dernier acte est sanglant, quelque belle que soit la comédie en tout le reste.

Pensées

Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point.

Inconnu

Quelle vanité que la peinture !

Inconnu

Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé.

Inconnu

La trahison est belle. C'est le passage de la nuit au jour.

GenetLe Paria
NyxiaOlive